La situation sanitaire en Afrique centrale continue de se dégrader, avec un nombre croissant d'infections à Ebola. Selon les dernières données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 500 cas d'infection ont été confirmés à ce jour dans cette région.
Plus précisément, en République démocratique du Congo, 452 cas d'infection ont été enregistrés, dont 82 décès. Le voisin, l'Ouganda, compte 19 cas confirmés, dont 2 décès. Cette évolution alarmante suscite des inquiétudes quant à la propagation potentielle de la maladie.
Les autorités sanitaires sont sur le qui-vive, alertant sur les risques de propagation. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont ainsi déclaré que l'épidémie actuelle pourrait prendre une ampleur similaire à celle de 2014-2016, qui avait fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l'Ouest, si des mesuresdraconiques ne sont pas prises.
Les spécialistes estiment que sans une intervention forte, le modèle prévisionnel suggère que l'épidémie pourrait atteindre une échelle similaire à celle des années précédentes. Le virus, qui se propage par contact étroit et par les fluides corporels, a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années.
Pour faire face à cette crise, l'OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont lancé un plan d'action conjoint de 518 millions de dollars pour les six prochains mois, avec un focus particulier sur la surveillance, les tests de laboratoire et la prévention des infections.



