La monnaie marocaine a pris un peu de valeur cette semaine. Et les réserves de change du pays continuent de grimper, un signe de solidité économique.
Quand on parle de la valeur du dirham, on parle de son taux de change par rapport aux grandes monnaies mondiales. Cette semaine, selon le bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, le dirham s'est apprécié de 0,2% face à l'euro et de 0,1% par rapport au dollar américain. Concrètement, cela signifie qu'avec un même montant en dirhams, on peut acheter un peu plus de devises étrangères qu'avant. C'est une évolution modeste, mais elle va dans le bon sens.
Ce qui est plus frappant, c'est la situation des réserves de change. D'après Challenge, qui rapporte les données de BAM, les avoirs officiels de réserve se sont établis à 500,7 milliards de dirhams au 7 août. C'est une hausse de 0,5% par rapport à la semaine précédente, et surtout de 22,6% par rapport à la même période l'an dernier. Ces réserves représentent l'équivalent de 5 mois et 27 jours d'importations de biens et services, contre 5 mois et 8 jours à la même période en 2025. Autrement dit, le Maroc dispose d'un matelas confortable pour payer ses achats à l'étranger.
Que fait la banque centrale avec tout cela ? Elle intervient sur le marché pour réguler la liquidité. Ses interventions ont atteint en moyenne 144,8 milliards de dirhams par jour. Ce montant se répartit entre des avances à 7 jours (49,4 milliards), des pensions livrées à plus long terme (47,9 milliards) et des prêts garantis (47,5 milliards). Ce sont des mécanismes techniques qui permettent aux banques de disposer de liquidités.
La Bourse de Casablanca, elle, a bien performé cette semaine. L'indice MASI a gagné 2,7%. Les secteurs les plus dynamiques ont été les mines (+6,2%), les distributeurs (+5,6%) et les banques (+1,8%). En revanche, les sociétés de financement ont perdu 2,1%. En résumé, l'économie marocaine montre des signes de stabilité, avec une monnaie qui se renforce et des réserves qui augmentent.




