Le commerce entre le Maroc et Israël connaît une forte hausse, mais les chiffres officiels racontent deux histoires différentes selon la façon dont on les lit.
Selon les données publiées par le Bureau central des statistiques d'Israël (BCS), les échanges de marchandises entre les deux pays ont atteint 105,5 millions de dollars (981 millions de dirhams) au premier semestre 2026, en hausse de 69,6 % par rapport à la même période en 2025. Mais cette lecture ne prend en compte que les biens dédouanés, hors services et hors commerce avec l'Autorité palestinienne.
Cependant, le BCS fournit aussi des données plus détaillées, classées par pays d'origine des marchandises. Cette seconde lecture donne un total de 138,4 millions de dollars (1,3 milliard de dirhams). La différence vient du fait que certains biens marocains sont facturés depuis des pays tiers, sans que les fichiers ne précisent lesquels. En clair, une partie du commerce réel n'apparaît pas dans la comptabilité standard.
Barlamane, qui a rapporté ces chiffres, précise que les ventes israéliennes au Maroc ont atteint 94 millions de dollars (874 millions de dirhams), en hausse de 67,3 %, tandis que les achats israéliens au Royaume ont grimpé de 91,7 %, à 11,5 millions de dollars (107 millions de dirhams). Du côté marocain, le déficit commercial s'est creusé de 64,3 %, passant de 50,2 millions à 82,5 millions de dollars (767 millions de dirhams).
Les principaux produits marocains exportés vers Israël sont les véhicules, l'habillement et le sucre, qui représentent ensemble 70,6 % des biens. Dans l'autre sens, les produits des industries chimiques dominent, suivis des machines électriques et des graines.




