Le marché automobile marocain vient de franchir un cap symbolique jamais atteint auparavant sur une période de sept mois.
C'est une première historique : entre janvier et juillet 2026, plus de 152 000 véhicules neufs ont été vendus au Maroc, selon les données rapportées par Challenge. Ce chiffre dépasse pour la première fois la barre des 150 000 unités sur sept mois consécutifs, un seuil qui illustre la vigueur retrouvée du secteur.
Pour comprendre l'ampleur de cette progression, il faut la comparer à l'année dernière : sur la même période en 2025, 131 739 véhicules avaient été écoulés, soit une hausse de 15,7 % cette année. Et cette dynamique n'est pas récente — elle dure depuis le début de l'année, avec sept mois consécutifs de ventes supérieures à celles de 2025, une année déjà considérée comme historique avec plus de 235 000 immatriculations sur l'ensemble de l'exercice.
Que se cache-t-il derrière ces chiffres ? D'abord, une transformation profonde du marché : l'essor des motorisations électrifiées (qui regroupent les véhicules électriques, hybrides rechargeables et hybrides classiques) et la montée en puissance des marques chinoises, désormais bien installées, redessinent les équilibres traditionnels. Les voitures particulières (VP) représentent l'essentiel des ventes, avec 134 887 unités sur la période (+15,3 %), soit 88,5 % du marché total.
Mais c'est surtout le segment des véhicules utilitaires légers (VUL) — les fourgonnettes et camionnettes — qui connaît la plus forte croissance : +32,3 % en juillet seulement. Cette catégorie, qui représente 11,5 % du marché, signale un regain d'investissement de la part des entreprises et des professionnels, un indicateur économique souvent considéré comme un baromètre de l'activité commerciale.
Faut-il tempérer cet enthousiasme ? Les chiffres de juillet montrent un léger ralentissement du rythme de progression mensuel : après une hausse de 16,7 % en juin, l'évolution est retombée à 5,2 % en juillet. Les ventes de véhicules particuliers ont notamment marqué une pause (+2,1 %) après un pic exceptionnel en juin, qui reste le meilleur mois de l'année à ce jour. Rien d'alarmant — le marché poursuit sa route, mais à un rythme plus mesuré.




