Pour un investisseur étranger, tous les pays africains ne se valent pas. Et selon une banque autrichienne, le Maroc fait partie du petit club des économies du continent jugées les plus fiables et les plus prometteuses.
Ce classement émane de l'Oesterreichische Kontrollbank (OeKB), la banque autrichienne de contrôle, qui aide les entreprises autrichiennes à s'internationaliser. Elle a passé en revue les économies africaines et les a réparties en plusieurs catégories, selon leur niveau de risque et leurs perspectives de croissance.
D'après Barlamane, qui a rapporté l'information, le Maroc figure dans le groupe des quatre économies africaines créditées de « bonnes perspectives », aux côtés de la Tanzanie, de la Côte d'Ivoire et de la Namibie. C'est la meilleure mention possible dans cette analyse.
Un deuxième groupe — comprenant le Kenya, l'Égypte, le Nigeria, l'Angola, le Rwanda et l'Ouganda — est jugé comme ayant du « potentiel, mais avec un risque plus élevé ».
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour le Maroc ? D'abord, que le pays est vu comme une valeur relativement sûre en Afrique. Ensuite, que cette confiance se traduit par des flux commerciaux : les exportations autrichiennes vers le Maroc ont atteint 277 millions d'euros en 2025. Cela place le royaume au troisième rang des clients africains de l'Autriche, derrière l'Afrique du Sud et l'Égypte, mais devant l'Algérie et le Nigeria.
La banque autrichienne projette aussi une croissance économique marocaine de 5 % pour 2026. Elle évalue le produit intérieur brut (PIB) du royaume — c'est-à-dire la richesse totale produite dans le pays — à 178 milliards de dollars en 2025, pour une population de 38 millions d'habitants. Autres indicateurs cités : un revenu national brut de 3 760 dollars par habitant, un déficit budgétaire de 3,5 % du PIB, et une dette publique représentant 41,8 % du PIB.
Le document identifie aussi les produits alimentaires et les phosphates comme principales marchandises exportées par le Maroc. Et il note que la situation financière du royaume apparaît plus contenue que celle de plusieurs autres économies africaines classées dans des catégories de risque supérieures. En clair : le Maroc est perçu comme un partenaire commercial plus rassurant que beaucoup d'autres pays du continent.




