La campagne de collecte du blé tendre national au Maroc tourne au ralenti. Les quantités réunies par les minotiers à la fin juillet sont loin des objectifs fixés par les pouvoirs publics.
Cette situation signifie que le pays devra probablement compter davantage sur les importations pour satisfaire les besoins des transformateurs et, à terme, des consommateurs. Le blé tendre est la céréale utilisée pour fabriquer la farine destinée au pain, un aliment de base au Maroc.
Selon Médias24, qui a relayé l'information, seuls 5 millions de quintaux environ ont été collectés sur la récolte nationale à la fin juillet. Un quintal équivaut à 100 kilogrammes, ce qui représente donc un volume total d'à peu près 500 000 tonnes. Ce chiffre est nettement inférieur aux attentes des pouvoirs publics, qui comptaient sur une collecte plus importante issue de la production locale.
Les raisons de cette faiblesse ne sont pas détaillées dans l'article, mais ce constat intervient dans un contexte où la production céréalière nationale est souvent tributaire des conditions climatiques. La collecte est le processus par lequel les céréales sont rassemblées auprès des agriculteurs, généralement par des coopératives ou des négociants, avant d'être stockées ou transformées.
Cette contre-performance pourrait avoir des répercussions sur la balance commerciale du pays, déjà dépendant des importations pour plusieurs denrées de base. Elle souligne aussi le défi que représente la stratégie de souveraineté alimentaire, bien que l'article n'aille pas jusqu'à tirer de telles conclusions.
Il reste à voir si la campagne de collecte pourra se rattraper dans les prochaines semaines, mais le cap de la fin juillet est souvent un indicateur clé pour évaluer l'ampleur de la récolte annuelle.




