Le dirham marocain joue au yoyo selon la devise à laquelle on le compare. Sur une semaine, il s'est renforcé face au dollar américain, mais a cédé du terrain face à l'euro.
Ce mouvement est détaillé dans le dernier bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc. D'après Challenge, qui rapporte ces données, le dirham s'est apprécié de 0,8% par rapport au dollar entre le 30 juillet et le 5 août. Autrement dit, avec un même montant en dirhams, on peut acheter un peu plus de dollars qu'avant. À l'inverse, il s'est déprécié de 0,6% face à l'euro : il faut donc débourser un peu plus de dirhams pour obtenir la même quantité d'euros.
Ces variations sont normales sur le marché des changes, où les monnaies s'échangent en continu. Mais elles ont un impact direct sur le pouvoir d'achat des Marocains : par exemple, sur le prix des produits importés, qu'ils soient facturés en dollars ou en euros.
Pendant cette période, la banque centrale précise qu'aucune opération d'adjudication n'a été réalisée sur le marché des changes. Il s'agit d'un mécanisme par lequel la banque centrale propose d'acheter ou de vendre des devises aux banques. Son absence signifie que le marché fonctionnait sans intervention particulière de ce type.
Côté réserves de change, les avoirs officiels atteignaient 498 milliards de dirhams au 31 juillet. C'est une hausse de 0,2% par rapport à la semaine précédente et de 22,7% sur un an. Ces réserves servent de filet de sécurité pour financer les importations et soutenir la monnaie en cas de besoin.
Le bulletin indique aussi que les interventions de la banque centrale ont totalisé 149,3 milliards de dirhams en moyenne quotidienne sur la période, répartis entre différents outils comme des avances à 7 jours et des prêts garantis. Le taux interbancaire, c'est-à-dire le taux auquel les banques se prêtent entre elles, s'est établi à 2,25%.




