L'industrie marocaine affiche un moral plutôt stable, mais les chefs d'entreprises regardent l'avenir avec précaution.
Au deuxième trimestre 2026, une grande majorité des industriels du pays estiment que le climat des affaires est « normal ». C'est ce que révèle une enquête de Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, menée auprès d'environ 400 entreprises industrielles, comme le rapporte Aujourd'hui le Maroc.
Concrètement, 71 % des industriels interrogés jugent la situation « normale », tandis que 19 % la considèrent comme « défavorable ». Ce chiffre global cache des disparités selon les secteurs. La chimie et parachimie s'en sort le mieux, avec 88 % d'avis positifs, alors que le textile-cuir et l'agroalimentaire sont plus partagés. Dans ces deux branches, seulement 63 % des entreprises voient la situation comme normale, et environ un quart la jugent défavorable.
Le secteur de la mécanique et métallurgie se distingue, lui, par une proportion notable d'entreprises (21 %) qui qualifient le climat de « favorable ».
Pour ce qui est de la production, l'approvisionnement en matières premières semble globalement correct pour 79 % des entreprises, mais 19 % signalent des difficultés. L'agroalimentaire est particulièrement concerné : 35 % des entreprises de ce secteur disent avoir du mal à s'approvisionner, alors que le textile-cuir et la mécanique-métallurgie s'en sortent mieux, avec plus de 88 % de conditions normales.
Cette enquête montre une industrie qui tient bon, mais qui doit surveiller ses coûts et ses recrutements. Les prochains mois diront si cette stabilité se confirme ou si ces signes de prudence s'accentuent.




