Les patrons d'usine au Maroc voient l'avenir avec un peu plus de confiance, mais sans s'emballer. Après un mois de juin encourageant, ils prévoient une augmentation de leur activité dans les trois mois à venir, même si certains secteurs et une partie des entreprises restent prudents.
Cette tendance ressort d'une enquête menée par la banque centrale du Maroc, Bank Al-Maghrib, auprès des industriels du pays. L'idée générale : la production et les ventes devraient progresser, ce qui est un signe positif pour l'économie marocaine.
D'après Challenge, qui rapporte les résultats de cette enquête, cette embellie devrait toucher presque tous les secteurs. Un seul fait exception : le textile et le cuir, où les industriels tablent sur une stagnation, pas de baisse, mais pas de progrès non plus.
Ce qui est frappant, c'est que malgré cet optimisme, une entreprise sur quatre dit avoir des incertitudes sur son avenir. La confiance n'est donc pas totale.
Pour comprendre ce qui motive cet optimisme, il faut regarder le mois de juin. L'activité s'est améliorée, avec une hausse de la production et des ventes. Les usines tournaient à 78% de leurs capacités, un chiffre qui montre une bonne utilisation des machines.
Mais tous les secteurs n'étaient pas au même niveau : la chimie et la mécanique-métallurgie ont vu leur production grimper, l'agroalimentaire est resté stable, et le textile-cuir a connu une baisse.
Les ventes, elles, ont augmenté presque partout, sur le marché marocain comme à l'export. En revanche, les commandes sont restées globalement au même niveau, et les carnets de commandes sont jugés en dessous de la normale, sauf dans l'agroalimentaire et la mécanique-métallurgie. Cela signifie que les usines ont du travail, mais pas de quoi être totalement rassurées pour la suite.
En résumé, les industriels marocains respirent un peu, mais ils gardent un œil sur l'horizon.




