Plus de départs de feu, mais une superficie touchée en baisse : le bilan des incendies de forêt au Maroc pour 2026 révèle une situation contrastée.

Selon Aujourd'hui le Maroc, qui a rapporté les données de l'Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), jusqu'au 20 juillet, 310 incendies ont été recensés. C'est 32% de plus que la moyenne des dix dernières années à la même période. Pourtant, la surface totale brûlée (1 850 hectares) est inférieure de 30% à cette même moyenne.

Comment expliquer ce paradoxe ? D'après la même source, deux phénomènes naturels ont contribué à la hausse des départs de feu : les fortes pluies de l'hiver dernier ont fait pousser davantage d'herbes, et les vagues de chaleur de fin mai et début juillet ont desséché cette végétation, la rendant très inflammable. Résultat : plus d'incendies démarrent. Mais la surface touchée a, elle, diminué. L'ANEF attribue cette amélioration à l'efficacité des mesures de prévention et de lutte contre les incendies, mises en œuvre par les différents acteurs concernés.

Les régions les plus touchées en surface sont Souss-Massa (600 hectares brûlés) et Béni Mellal-Khénifra (410 hectares). En nombre d'incidents, ce sont Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma qui arrivent en tête. La source ne précise pas les raisons régionales de ces différences.