Quand les prix stagnent à peine, les ventes s'emballent. C'est le double signal que vient de publier la Banque centrale pour le marché immobilier marocain.
Au deuxième trimestre 2026, l'indice des prix des actifs immobiliers (IPAI, un indicateur qui suit l'évolution des prix de l'immobilier) a progressé de 0,7% par rapport à la même période un an plus tôt, selon la note conjointe de Bank Al-Maghrib (BAM) et de l'Agence nationale de la conservation foncière (ANCFCC), l'organisme public qui gère le registre des propriétés.
Cette hausse globale cache des disparités. Les logements (appartements, maisons, villas) ont vu leurs prix augmenter de 1% en moyenne, les terrains de 0,3%, et les locaux commerciaux et bureaux de 0,6%. Mais ce sont surtout les ventes qui décollent : le nombre de transactions a bondi de 6,3% en un an, porté par un engouement spectaculaire pour les biens à usage professionnel (+31,9%), rapporte Aujourd'hui le Maroc.
En regardant de plus près les prix par type de bien, les appartements tirent le résidentiel vers le haut (+1,1%), tandis que les maisons et villas perdent un peu de terrain (respectivement -0,7% et -0,3%). Tout cela sur un an.
Les villes ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Entre avril et juin 2026, les prix ont grimpé de 2,3% à Tanger, 1,9% à Rabat et 1,7% à Fès, quand ils ont reculé de 0,9% à Meknès et Oujda. Casablanca et Marrakech progressent modérément (+0,5%).
Pour résumer : le marché immobilier marocain semble reprendre des couleurs, surtout du côté des transactions — un signe d'activité plus que d'inflation des prix.




