Quand le prix du carburant flambe, ce n'est pas seulement à la pompe que ça se voit. C'est aussi dans les ports, où chaque conteneur qui monte dans un camion voit sa facture s'alourdir.
Depuis le 23 juillet, les marchandises importées ou exportées par conteneurs au Maroc paient un supplément de 10% sur leur transport par camion, à l'intérieur du pays. Cette hausse a été décidée par Hapag-Lloyd, un armateur allemand qui fait partie des grands acteurs mondiaux du transport maritime de conteneurs. Concrètement, cela touche tout trajet routier lié à un conteneur : que ce soit pour amener la marchandise jusqu'au port de départ, ou pour la livrer depuis le port d'arrivée jusqu'à sa destination finale.
Pourquoi cette majoration ? L'entreprise, via sa filiale au Maroc, l'explique par les fluctuations du prix du gazole sur les marchés internationaux. Le carburant représentant une part importante du coût du transport terrestre, ce supplément compense l'augmentation du coût de l'énergie. En clair : quand le diesel monte, tout le transport de marchandises par camion renchérit — et cette hausse se répercute jusqu'aux prix des produits dans les rayons des magasins.
D'après Barlamane, la tension sur les prix de l'énergie s'est accentuée en début d'année. Le baril de pétrole Brent a dépassé les 118 dollars fin mars, soit une hausse de près de 95% par rapport à fin 2025. Le fioul marin utilisé par les navires a également grimpé, ce qui pèse sur l'ensemble de la chaîne logistique.
Ce supplément s'applique à tous les types de conteneurs, à une exception près : les expéditions régies par la Commission maritime fédérale des États-Unis (une autorité américaine de régulation du transport maritime) verront cette surcharge appliquée à partir du 23 août, un mois plus tard que les autres lignes.
Malgré cette hausse, Hapag-Lloyd a transporté un peu moins de conteneurs au premier trimestre 2026 comparé à l'année précédente, et ses prix de fret ont baissé sur la même période. Ces données montrent un marché mondial sous pression, où les coûts énergétiques viennent grignoter les marges des transporteurs.




