Le Maroc a accordé un délai supplémentaire d'un an aux cinq permis de recherche de gaz naturel « Rissana » situés au large de ses côtes. Mais attention : ce n'est pas une nouvelle étape vers la production, juste un ajustement de calendrier.
Concrètement, que s'est-il passé ? Le gouvernement marocain a signé un avenant (un amendement) à un contrat existant. Cet avenant prolonge d'un an la période initiale de recherche, mais réduit d'autant la période complémentaire prévue ensuite. L'effet global : le temps total accordé aux compagnies pour explorer reste le même, mais elles ont plus de temps maintenant pour terminer leurs travaux.
Selon Barlamane, l'arrêté a été publié au Bulletin officiel. Il a été signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, et la ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah. L'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) est partenaire, avec 25 % des parts, et le groupe britannique Chariot détient les 75 % restants.
Ce qu'il faut comprendre : le domaine Rissana couvre environ 8 489 km², une vaste zone maritime. Les compagnies y cherchent du gaz, en particulier autour d'une zone voisine appelée Lixus, où il y a déjà une découverte connue nommée Anchois. L'objectif est de voir si les systèmes gaziers trouvés à Anchois s'étendent vers Rissana.
Mais ici, aucun forage nouveau n'est annoncé, aucune découverte commerciale n'est signalée, et on ne parle pas encore de réserves exploitables. L'arrêté ne précise même pas les études géologiques à venir, ni leur coût, ni leur calendrier. C'est donc purement une question de temps accordé pour continuer les travaux d'exploration.
Pourquoi c'est important ? Parce que le Maroc cherche à développer ses ressources gazières offshore pour réduire sa dépendance énergétique. Mais ce type d'avenant montre que les choses avancent lentement : on n'est pas encore à l'étape de la production, juste à celle de la recherche, avec des délais réaménagés.




