Le Maroc est sur la radar d'un nouveau fonds d'investissement panafricain dédié à la transition énergétique. Objectif : financer des projets d'énergie verte, de batteries et d'hydrogène sur le continent.

Ce fonds s'appelle le Fonds africain d'accélération de la transition (ATAF). Il est géré par les Gestionnaires africains d'investissements dans les infrastructures (AIIM), et il a été présenté dans un rapport publié en juillet, dévoilé par la Banque africaine de développement (BAD).

Concrètement, ce fonds cherche à réunir 200 millions de dollars (avec un maximum possible de 300 millions) pour financer des projets d'infrastructures liées à l'énergie propre en Afrique. Selon les informations rapportées par Barlamane, le Maroc a été retenu parmi les « principaux marchés d'investissement » de ce fonds, aux côtés de douze autres pays comme l'Égypte, le Nigeria, le Sénégal ou l'Afrique du Sud.

Le but du fonds est d'apporter des capitaux à des secteurs où les financements privés sont encore rares. Il prévoit de réaliser entre dix et quinze investissements sur cinq ans, chaque investissement étant généralement compris entre 10 et 45 millions de dollars. L'argent servirait à financer des entreprises ou des plateformes dès leur démarrage, puis à les aider à grandir. Le fonds privilégie les technologies déjà éprouvées, avec un risque technique jugé faible.

Le fonds cible neuf secteurs prioritaires : la production d'électricité renouvelable, les batteries de stockage, le transport d'électricité, l'efficacité énergétique, et la conversion d'électricité en « molécules de synthèse » — une technique qui permet de stocker l'énergie. Sont aussi visés l'hydrogène vert, l'ammoniac vert, les biocarburants, le biométhane, le biogaz, ainsi que la mobilité électrique (véhicules électriques et bornes de recharge).

Pour le Maroc, cette nouvelle est positive mais il faut rester prudent : aucun projet précis au Maroc n'est encore nommé dans le rapport, et aucune somme spécifique n'est attribuée au royaume à ce stade. Le pays fait simplement partie des treize marchés prioritaires, ce qui ouvre la porte à de futurs investissements.