Le Maroc veut que 70 % de ses capacités électriques viennent des énergies renouvelables d'ici 2040. Selon un rapport d'un bureau d'études chinois, la centrale solaire Noor Ouarzazate est présentée comme un modèle régional.
Le rapport, publié par le département des études sectorielles Moyen-Orient de Yingtian Global, place le Maroc parmi les pays nord-africains qui avancent dans la transition énergétique, d'après Barlamane. Le document mentionne que le royaume s'est rapproché de l'Alliance pour la sortie du charbon (PPCA), interprété comme un signal d'une orientation vers des sources moins carbonées.
L'étude reprend des projections de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur la période 2023-2028. Elle estime que la région Moyen-Orient–Afrique du Nord va ajouter 62 GW de capacités renouvelables, dont plus de 85 % viendraient de panneaux solaires photovoltaïques. Le rapport classe six pays qui devraient représenter plus de 90 % de cette progression, sans préciser la part exacte de chacun.
Concernant le Maroc, le rapport fixe un objectif de 70 % de capacités renouvelables en 2040, sans donner de date précise pour la réduction du charbon, qui domine encore la production électrique du pays. Il compare cet objectif à ceux de l'Algérie (37 % des capacités en 2030) et de la Jordanie (31 % de la production en 2030).
Le complexe Noor Ouarzazate y est décrit comme « le plus grand projet solaire thermodynamique du monde » par le rapport, avec une capacité annoncée de 580 MW. Mais le même document indique aussi 510 MW dans un autre passage — une divergence qui empêche de retenir un chiffre unique. L'étude affirme que Noor peut alimenter plus d'un million de foyers, que sa troisième phase a été raccordée en 2018, et qu'elle a porté la part des renouvelables au Maroc à 35 %. Elle mentionne aussi que la société chinoise SEPCOIII a participé à la construction du site.




