Derrière les chiffres du chômage, il y a désormais une autre réalité à observer.
Au Maroc, le taux de chômage a baissé, mais ce n'est pas le seul motif de satisfaction. Pour la première fois, les experts peuvent croiser plusieurs indicateurs pour avoir une vision plus complète du marché de l'emploi. Une petite révolution dans la manière de compter et de comprendre.
D'après Aujourd'hui le Maroc, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) — l'organisme public qui produit les statistiques officielles — a introduit une nouvelle méthode d'enquête en mai dernier. Objectif : aller au-delà du simple taux de chômage, jugé trop réducteur, et offrir des indicateurs complémentaires pour mieux saisir les réalités du monde du travail.
Les résultats du deuxième trimestre 2026, publiés cette semaine, confirment l'intérêt de cette approche. Le taux de chômage s'établit à 9,5%, contre 10,8% le trimestre précédent. Parallèlement, l'économie a créé 279.000 emplois rémunérés en l'espace de trois mois. Ces deux chiffres, encourageants, ne sont toutefois qu'une partie du tableau.
Ce qui change fondamentalement, c'est la possibilité de lire ces statistiques ensemble, grâce à six mois de recul sur la nouvelle méthodologie. La baisse du chômage peut ainsi être mise en perspective avec d'autres mesures, comme la sous-utilisation de la main-d'œuvre, qui recule également. Une évolution que l'ancienne approche ne permettait pas de saisir avec autant de précision.
Concrètement, cette réforme statistique rapproche le Maroc des standards internationaux et donne aux décideurs, économistes et citoyens une image plus fidèle du marché de l'emploi. Le chômage n'est plus l'unique prisme d'analyse, mais un indicateur parmi d'autres.
Pour le détail des chiffres et l'explication complète de la méthode, consultez l'article source d'Aujourd'hui le Maroc.




