Le marché de l'emploi marocain semble repartir : 279.000 emplois rémunérés ont été créés au deuxième trimestre 2026. Mais ce chiffre encourageant cache une réalité plus contrastée, avec un chômage qui touche encore près d'un actif sur dix.

Pour comprendre ce qui se passe, il faut savoir que le Maroc mesure chaque trimestre l'état de son marché du travail. Au deuxième trimestre 2026, les chiffres montrent une amélioration notable : 279.000 emplois rémunérés supplémentaires ont été créés par rapport à la même période l'année précédente.

Mais ce n'est pas tout. Selon Médias24, qui rapporte les données officielles, le taux de chômage strict s'établit à 9,5%. Cela signifie que 9,5% des personnes qui cherchent activement un emploi n'en trouvent pas. Ce chiffre est relativement stable, mais il ne raconte qu'une partie de l'histoire.

Car il y a un autre indicateur, plus large, appelé « sous-utilisation de la main-d'œuvre ». Ce terme englobe non seulement les chômeurs, mais aussi les personnes qui travaillent moins qu'elles ne le voudraient, ou qui ont abandonné la recherche d'emploi. Ce taux atteint 18,9%, soit près d'un actif sur cinq. C'est ce qu'on appelle parfois le « halo du chômage » : des gens qui ne comptent pas dans les statistiques officielles mais qui, en réalité, sont en situation précaire.

Deux groupes sont particulièrement touchés : les jeunes et les femmes. Leur participation au marché du travail reste faible, ce qui signifie que beaucoup d'entre eux sont exclus de l'emploi, malgré la création de postes. C'est un défi structurel pour le pays : créer des emplois ne suffit pas si certaines catégories de la population n'y ont pas accès.

Pour les détails chiffrés et l'analyse complète, consultez l'article original de Médias24.