Au lieu de pulvériser à tout-va, le Maroc vise désormais les criquets au bon endroit et au bon moment, avec des drones et des produits naturels.
Quand les pluies abondantes favorisent leur reproduction, les criquets pèlerins peuvent former des nuées capables de tout dévorer sur leur passage. Pour éviter les ravages, le Maroc a décidé de changer de méthode.
Selon Barlamane, qui rapporte l'information, les autorités s'appuient désormais sur des aéronefs télépilotés – autrement dit des drones – pour détecter à temps les premiers foyers de reproduction de l'insecte. Une fois les zones repérées, les équipes au sol interviennent avec des biopesticides, des produits à base d'organismes vivants ou de substances naturelles.
Cette approche, qui a fait l'objet d'une formation à Agadir début juin, associe plusieurs techniques : cartographie rapide des zones infestées, utilisation de drones pour couvrir de larges surfaces et traitements ciblés. Elle a pour objectif d'empêcher la formation de vastes nuées avant qu'elles ne menacent les cultures.
Barlamane précise que le Maroc avait déjà traité plus de 39 000 hectares rien qu'en janvier, soit une superficie supérieure à celles traitées en Mauritanie et au Sénégal pendant la même période. Mais ce nouveau dispositif vient compléter cette action avec une méthode plus précise.




