Jusqu’ici, évaluer la situation des droits de l’Homme au Maroc reposait souvent sur des avis ou des constats ponctuels. Désormais, deux institutions clés s’attaquent à ce chantier avec une méthode plus rigoureuse.
Selon un communiqué relayé par Aujourd’hui le Maroc, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et le Haut-commissariat au Plan (HCP) ont signé une convention de partenariat mercredi à Rabat. Leur objectif : bâtir un système national d’indicateurs des droits et des libertés. Concrètement, il s’agit de disposer de données statistiques précises, construites selon des méthodes scientifiques reconnues au niveau international, pour suivre l’évolution réelle des droits humains au Maroc.
Ce travail doit aussi permettre d’évaluer l’impact des politiques publiques sur ces droits. En clair, savoir si les mesures prises par l’État améliorent ou non la situation des citoyens en matière de libertés et de respect des droits fondamentaux.
La convention a été paraphée par Amina Bouayach, présidente du CNDH, et Chakib Benmoussa, Haut-commissaire au Plan. Les deux institutions jouent ici leurs rôles respectifs : le CNDH est chargé de protéger et promouvoir les droits de l’Homme, tandis que le HCP est l’organisme de référence pour les statistiques et les analyses prospectives au Maroc.
L’initiative s’inscrit dans la poursuite d’une stratégie visant à rendre les droits de l’Homme “effectifs” — autrement dit, à ne pas se contenter de textes de loi, mais à vérifier que ces droits sont réellement appliqués dans la vie quotidienne des Marocains.




