L'exploration minière est une affaire de patience et de lectures de cartes. Dans la région d'Agdz, au sud-est du Maroc, un groupe britannique vient de franchir une étape clé pour préciser où creuser, dans la quête de cuivre et d'argent.

Le projet Agdz, détenu à 100% par la société minière Aterian, est situé dans ce qu'on appelle la ceinture cuprifère de l'Anti-Atlas oriental — une zone géologique déjà connue pour contenir du cuivre. L'entreprise y cherche à identifier les endroits précis où ce métal, et de l'argent, pourraient se concentrer en quantités exploitables.

D'après Barlamane, une interprétation indépendante de données géophysiques acquises au sol a permis d'identifier plusieurs cibles prioritaires. Concrètement, les géologues ont utilisé la magnétométrie : une technique qui mesure les variations du champ magnétique des roches pour deviner ce qui se cache sous terre, sans avoir à creuser. Cette méthode aide à repérer des structures enfouies qui ne sont pas visibles depuis la surface.

Ce travail a permis de mieux comprendre l'architecture des failles souterraines, ces fractures dans la roche qui jouent un rôle clé : c'est souvent par elles que circulent les fluides chargés en métaux, qui viennent ensuite se déposer et se concentrer. Résultat : plusieurs secteurs sont désormais jugés prioritaires pour la suite des travaux.

Tout cela reste au stade de la recherche. Les cibles retenues se trouvent à proximité d'indices historiques affichant des teneurs allant jusqu'à 3,47% de cuivre et 136 grammes d'argent par tonne — des chiffres qui nourrissent l'intérêt, mais qui ne garantissent pas encore une future mine.

Le président exécutif d'Aterian, Charles Bray, voit dans cette interprétation une avancée nette par rapport au simple repérage d'anomalies magnétiques, estimant qu'elle offre une bien meilleure compréhension de ce qui contrôle la minéralisation.