Derrière la croissance des crédits aux particuliers se cache une réalité plus nuancée : tout le monde n'emprunte pas de la même manière, et certains ménages commencent à sentir le poids de leurs dettes.

Les crédits aux ménages marocains continuent d'augmenter, mais ce que révèle la dernière enquête de Bank Al-Maghrib, ce sont surtout des différences marquées entre les emprunteurs. Certains s'en sortent bien, d'autres voient leur charge de dette grimper dangereusement.

Selon Aujourd'hui le Maroc, qui a analysé les données de la banque centrale, les emprunteurs types sont majoritairement des salariés. Ils représentent près des deux tiers des personnes ayant contracté ou renouvelé un crédit en 2025. Parmi eux, les fonctionnaires ont un taux d'endettement moyen nettement plus élevé que les salariés du privé.

L'âge joue aussi un rôle : les emprunteurs les plus nombreux ont entre 30 et 50 ans. Mais ce sont les 50-60 ans qui portent la charge de dette la plus lourde par rapport à leurs revenus. Un chiffre qui interpelle : une partie des emprunteurs voit désormais plus de 40% de ses revenus consacrés au remboursement des dettes.

Cette situation touche particulièrement les ménages aux revenus modestes, ceux qui gagnent moins de 4.000 dirhams par mois. Pour eux, l'endettement devient un fardeau de plus en plus difficile à porter.

Pendant ce temps, l'encours total des crédits aux ménages continue de progresser, dépassant les 400 milliards de dirhams fin juin. Une dynamique qui semble stable, mais qui masque ces disparités croissantes.

Le portrait complet, avec les détails précis sur les tranches d'âge, les secteurs d'emploi et l'évolution mensuelle des crédits, est à découvrir dans l'article original.