Quand la Coupe du monde 2026 s’est jouée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le public marocain n’a pas regardé tous les matches de la même manière. Une enquête d’Ipsos MENA, en partenariat avec la plateforme TOD, détaille comment la fierté nationale, les horaires nord-américains et les nouvelles habitudes numériques ont façonné le visionnage.
Selon une étude publiée en juillet par Ipsos Moyen-Orient et Afrique du Nord (Ipsos MENA) et la plate-forme TOD, citée par Barlamane, le principal moteur du suivi de la compétition par les Marocains était leur attachement aux Lions de l’Atlas. L’étude qualifie même le Maroc de « récit le plus puissant de fierté nationale » parmi les marchés examinés.
Concrètement, la demande a été très sélective. Les supporters ont surtout regardé les matchs des Lions, notamment France-Maroc – cinquième rencontre la plus suivie sur TOD – et Canada-Maroc (dixième). Quatre des dix meilleures audiences concernaient une sélection arabe. Les rendez-vous jugés décisifs, comme les rencontres à élimination directe, ont aussi été privilégiés : elles ont attiré en moyenne 77 % de spectateurs uniques supplémentaires par match par rapport à la phase de groupes, et la durée moyenne de visionnage par personne a grimpé de 91 à 138 minutes (+52 %).
Les horaires américains, décalés par rapport au Maroc, ont poussé le public à faire des choix. Quand un match « neutre » tombait au milieu de la nuit, les spectateurs le regardaient moins en direct, préférant les rediffusions ou les résumés. En revanche, pour les affiches importantes, la part du direct est passée de 83 % en phase de groupes à 97 % pendant les tours éliminatoires. Le visionnage s’est aussi fait majoritairement sur écrans connectés (smartphones, tablettes, ordinateurs), et le public a navigué entre l’arabe, le français et l’anglais pour suivre les commentaires et les contenus.




