Le gaz naturel liquéfié américain pourrait bientôt arriver au Maroc. Les États-Unis viennent d'inclure le royaume dans la liste des pays autorisés à acheter du gaz auprès d'un futur terminal en construction en Louisiane.
Concrètement, le département américain de l'Énergie a donné son feu vert, le 23 juillet, pour que le Maroc figure parmi les destinations du terminal Argent LNG, situé à Port Fourchon, en Louisiane. C'est ce qu'a rapporté Barlamane. Cette autorisation est importante car, sans elle, le terminal ne pourrait pas exporter vers le Maroc.
Pourquoi le Maroc est-il concerné ? Parce qu'il fait partie d'un groupe de dix-huit pays avec lesquels les États-Unis ont un accord de libre-échange. La loi américaine oblige alors le gouvernement à approuver les exportations de gaz vers ces pays sans traîner, les considérant comme bénéfiques pour l'intérêt public.
Le document précise que le terminal pourra expédier l'équivalent d'environ 25 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, pendant vingt ans à partir de la première exportation. Pour donner un ordre d'idée, cette quantité représenterait presque 6 % du commerce mondial de GNL en 2025. Mais attention : le permis ne mentionne aucun volume précis, prix, date de livraison ou acheteur marocain. C'est une autorisation de principe, pas un contrat signé.
Le projet Argent LNG est encore en phase de planification. Le début des travaux est prévu pour décembre 2027, et la mise en service commerciale pour le premier trimestre 2030, à condition d'obtenir les autres autorisations fédérales et le financement nécessaire. Le terminal doit occuper environ 364 hectares et comprendra notamment douze unités de liquéfaction, deux grands réservoirs et une centrale électrique.
Cette ouverture offre au Maroc une nouvelle option pour ses approvisionnements énergétiques, mais il faudra attendre plusieurs années avant de voir du gaz américain arriver dans le royaume.




