Derrière les grands chiffres, une mécanique concrète. La Fondation OCP, bras social du géant des engrais, explique dans son rapport annuel 2025 comment elle a touché près de 96 000 bénéficiaires directs en un an.

Selon le document intitulé « De la vision à l'impact », cité par Challenge, la Fondation a concentré ses efforts sur quatre grands domaines : l'éducation, l'agriculture face au climat, la recherche et l'innovation, et l'entrepreneuriat. L'idée est de ne pas se contenter de distribuer de l'argent, mais de construire des projets qui durent et qui peuvent être reproduits ailleurs.

Résultat en 2025 : près de 96 000 personnes ont bénéficié directement de ces actions (95 731 très exactement), dont 60 % de femmes. Ces projets ont été déployés dans 16 pays, avec un total de 256 initiatives menées en partenariat avec 116 organisations.

Le rapport insiste sur une approche qui part du terrain. Il ne s'agit pas d'imposer des solutions venues d'en haut, mais de partir de ce qui existe déjà. Le texte met en avant des exemples concrets : des enseignants qui changent leur façon de faire classe, des agriculteurs qui passent à des méthodes plus respectueuses de l'environnement, des chercheurs qui sortent de leur laboratoire pour tester leurs idées, ou encore des entrepreneurs qui lancent des projets capables de grandir.

Concrètement, la Fondation OCP – qui dépend du groupe OCP, leader mondial des engrais phosphatés – investit dans des secteurs qui, à long terme, sont censés créer un cercle vertueux : une meilleure éducation forme des compétences, des pratiques agricoles durables protègent les sols et les revenus, la recherche alimente l'innovation, et l'entrepreneuriat crée des emplois locaux. L'idée globale est de lier développement humain et respect des écosystèmes naturels, sans opposer les deux.