Moins d'argent dépensé, mais mieux contrôlé. Voilà le résumé du bilan 2025 des entreprises et établissements publics (EEP) marocains, selon le dernier rapport de la Direction des entreprises publiques et de la privatisation (DEPP).

Ce rapport, que Aujourd'hui le Maroc a consulté, montre que l'exécution du budget 2025 des EEP est globalement conforme aux prévisions, malgré un net ralentissement de leurs investissements. La DEPP, qui dépend du ministère de l'Économie et des Finances, suit de près ces organismes publics pour s'assurer qu'ils respectent les règles de gestion.

Concrètement, les dépenses courantes (hors subventions) ont été réalisées à hauteur de 39 milliards de dirhams, contre 44,36 milliards prévus, soit un taux d'exécution d'environ 88 %. Selon la DEPP, ce chiffre montre que les EEP maîtrisent bien leurs charges quotidiennes. En revanche, du côté des investissements (achats d'équipements, construction, etc.), le résultat est plus modeste : 29,34 milliards de dirhams ont été dépensés, contre 40,17 milliards prévus, soit un taux de réalisation de 73 %.

Autre chiffre notable : le montant total des investissements prévus a baissé. Il est passé de 55,1 milliards de dirhams en 2024 à 40,17 milliards en 2025. Cela signifie que les EEP ont programmé moins de grands projets cette année.

Parallèlement, le contrôle financier s'est renforcé. La DEPP a visé 339.774 ordres de paiement (des autorisations de dépenses), pour un total de 106,35 milliards de dirhams. Elle en a rejeté 12.444, soit 3,5 % du nombre total, ce qui indique une vérification plus rigoureuse des dépenses.

Khalid Sbia, directeur de la DEPP, a expliqué que les résultats de 2025 confirment les progrès dans la gouvernance, l'efficacité et la maîtrise des ressources, dans le cadre de la réforme des EEP lancée par la loi-cadre n°50-21. En bref, l'État cherche à mieux encadrer et responsabiliser ces structures publiques, quitte à réduire leurs investissements, pour assainir leur gestion.