Le cinéma marocain sera bien représenté à la prochaine Mostra de Venise, mais pas uniquement sur le tapis rouge. Trois projets nationaux ont été retenus pour participer à un marché professionnel consacré au financement et à la coproduction, une étape cruciale pour concrétiser des films.
C'est une sélection qui ne fait pas de bruit, mais qui compte beaucoup pour les cinéastes. Parmi 370 candidatures venues du monde entier, trois projets marocains ont été choisis pour prendre part à la 13ème édition du Venice Gap-Financing Market, qui se tient du 4 au 6 septembre 2026 en marge de la Mostra de Venise, rapporte Aujourd'hui le Maroc.
Concrètement, cet événement permet à des porteurs de projets de rencontrer des financeurs et des coproducteurs internationaux. Y être sélectionné est déjà une reconnaissance, et cela offre une vitrine précieuse pour boucler un budget ou trouver des partenaires.
Les trois projets retenus illustrent la diversité du cinéma marocain. Le premier, « Ne laissez pas le soleil se lever sur moi », est signé Asmae El Moudir, une réalisatrice déjà distinguée au Festival de Cannes. Le film suit une communauté de jeunes atteints d'une maladie génétique rare qui les rend extrêmement sensibles à la lumière du soleil, surnommés les « enfants de la lune ». Le projet est une coproduction entre le Maroc, la Norvège, la France et le Chili.
Le deuxième projet, « Stallions », est un documentaire de Rita Baghdadi, coproduit par le Maroc et les États-Unis. Après un précédent film remarqué au Festival de Sundance, elle s'intéresse ici à l'univers équestre marocain, en suivant une équipe de cavaliers passionnés sur la côte du Royaume.
Enfin, la fiction « Wolfmother » d'Ismaël El Iraki, coproduit par la France et le Maroc, complète la sélection. Selon la source, ces œuvres « témoignent toutes de la diversité des regards portés sur le Maroc et de l'ambition internationale de leurs auteurs ».
Si les détails sur les montants recherchés ou les prochaines étapes de production ne sont pas encore publics, cette sélection confirme une dynamique : les cinéastes marocains tournent de plus en plus leur regard vers l'international.




