Le chômage recule au Maroc, mais les jeunes et les diplômés restent les premières victimes. Voici ce qu'il faut retenir des derniers chiffres officiels.

Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au Maroc est tombé à 9,5%. C'est mieux qu'au trimestre précédent, où il était de 10,8%. Mais ce chiffre cache une réalité contrastée : les jeunes de 15 à 24 ans connaissent un taux de chômage de 27,2%, soit près d'un jeune actif sur quatre sans emploi.

Selon Challenge, ces données proviennent du Haut-Commissariat au Plan (HCP), l'organisme officiel qui produit les statistiques au Maroc. Le HCP a d'ailleurs adopté une nouvelle méthode de calcul pour mesurer la population active. Résultat : les chiffres de 2026 ne sont pas directement comparables à ceux des années précédentes, car les règles ont changé.

Concrètement, qu'est-ce que ça change ? Le taux de chômage est plus élevé en ville (11,9%) qu'à la campagne (5,4%). Les femmes sont bien plus touchées que les hommes : 14,8% contre 8,1%. Et les diplômés ont plus de mal à trouver un emploi que les non-diplômés. Ainsi, 16,7% des personnes avec un diplôme avancé sont au chômage, contre seulement 3,8% pour celles sans aucun diplôme.

Côté emploi, le secteur des services est le plus gros employeur : il concentre près de la moitié des personnes qui travaillent pour un revenu (49,3%). Viennent ensuite l'agriculture (24,1%), l'industrie (13,7%) et le bâtiment et travaux publics (12,7%).

Entre le premier et le deuxième trimestre 2026, le chômage a baissé dans toutes les catégories : en ville comme à la campagne, chez les hommes comme chez les femmes. C'est une tendance positive, mais le chemin reste long, surtout pour les jeunes qui cherchent leur première opportunité.