Fermetures, annulations et manque à gagner : la ville espagnole de Ceuta, frontalière du Maroc, subit de plein fouet les conséquences économiques de la crise migratoire survenue fin juillet.
Ceuta, petite enclave espagnole sur la côte marocaine, vit essentiellement du commerce et du tourisme. Quand les échanges se bloquent, toute l'économie locale en souffre. C'est ce qui s'est passé fin juillet, lorsqu'une crise migratoire a perturbé la vie de la ville pendant plusieurs jours. Et la facture s'annonce lourde.
Selon la Chambre officielle de commerce, d'industrie, de services et de navigation de Ceuta, citée par Barlamane, les pertes pourraient atteindre 27,76 millions d'euros d'ici au 31 août. Ce montant inclut les dégâts immédiats des premiers jours de troubles, mais aussi des effets plus profonds : l'annulation des fêtes patronales, un événement très attendu, et la baisse continue de l'activité pendant tout le mois d'août.
Pour comprendre l'impact, il faut savoir que les commerçants de Ceuta dépendent fortement des visiteurs marocains. Or, leur affluence a chuté en raison de la crise. Rien que ce recul représenterait une perte de 2,55 millions d'euros, une somme qui s'ajoute aux autres postes de dépenses.
L'institution patronale précise que son estimation est « provisoire et prudente ». Elle ne compte ni les éventuels effets sur l'emploi, ni les coûts pour les administrations, ni la dégradation de l'image de la ville à l'extérieur. Autrement dit, le vrai préjudice pourrait être bien plus lourd, et les semaines à venir diront si Ceuta parvient à se relever.
Pour ceux qui veulent le détail des chiffres par secteur, la source originale Barlamane fournit une ventilation complète. Une chose est sûre : cette crise a un coût bien réel pour une ville déjà fragile.




