Derrière la façade de la résilience économique, la facture énergétique du Maroc s’alourdit.
Alors que l’agence de notation financière S&P Global Ratings juge que les économies africaines ont «dans l’ensemble tenu» depuis le début de la guerre au Proche-Orient, elle identifie le Maroc comme particulièrement exposé à l’un des principaux canaux de transmission du conflit : la hausse des coûts du carburant, du fret et des engrais.
Selon Barlamane, qui rapporte l’étude de S&P, le royaume importe plus de 90 % de ses besoins énergétiques. Résultat : la hausse des prix à la pompe, qui a repris mi-juillet, pèse directement sur l’inflation.
Concrètement, l’énergie a contribué à hauteur de 0,8 point à l’inflation marocaine au deuxième trimestre. Les prix non alimentaires ont accéléré (2,5 % contre 0,7 % au trimestre précédent), tandis que les prix alimentaires, eux, ont continué de baisser.
Cette pression touche particulièrement les ménages ruraux, souvent éloignés des transports collectifs. Mais pour l’instant, l’activité nationale compense : le Haut-Commissariat au plan estime la croissance à 4,8 % au deuxième trimestre, portée par l’agriculture et les services.




