La machine administrative marocaine ne s'arrête jamais, pas même pour les élections. La preuve : la note de cadrage du budget 2027 vient d'être envoyée aux ministères.
Concrètement, cette note est la première étape de la préparation du projet de loi de finances (le budget de l'État) pour 2027. Elle fixe les grandes priorités et demande à chaque département de proposer ses besoins. Selon Challenge, qui a relayé l'information, cette note est articulée autour de quatre axes : consolider les acquis économiques, réduire les écarts entre régions, renforcer l'État social et poursuivre les grandes réformes structurelles.
Le document dresse aussi un bilan économique plutôt encourageant. Pour 2026, la croissance est attendue à 5,3 %, portée par une très bonne année agricole. En 2027, on table sur une croissance plus modeste de 4,1 %, mais cette fois grâce aux secteurs non agricoles – signe d'une volonté de diversifier l'économie.
Côté commerce extérieur, les importations augmentent plus vite que les exportations, ce qui maintient le déficit commercial. En revanche, le tourisme et les transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) se portent bien, tout comme les investissements étrangers.
Pour l'avenir, le gouvernement mise sur l'industrie et les infrastructures. Au programme notamment : l'extension de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, la création de lignes RER, et la poursuite du programme Aéroports 2030. L'objectif est d'augmenter la part de l'investissement dans l'économie marocaine d'ici 2035.
Enfin, le secteur de l'énergie est en transition, avec une part croissante des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays.




