Le groupe français Bouygues a publié ses résultats semestriels, et le Maroc y joue un rôle particulier : la fin de grands chantiers dans le royaume a fait reculer ses ventes à l'international.

Quand une entreprise de construction termine un gros projet, elle perd une source de revenus réguliers. C'est ce qui est arrivé à Bouygues Construction, dont les ventes du bâtiment international ont chuté de 13% au premier semestre, à cause notamment de l'achèvement de chantiers majeurs au Maroc et en Australie. Le groupe l'explique lui-même dans ses comptes semestriels publiés jeudi 30 juillet.

Le Maroc a aussi influé sur les commandes de Colas, une filiale spécialisée dans les routes et les infrastructures. Sa baisse des prises de commandes à l'international s'explique en partie par d'importants marchés qu'elle avait décrochés au Maroc et en Europe du Nord l'année précédente. Même tendance dans la branche ferroviaire, qui avait signé de gros contrats au Maroc et au Royaume-Uni il y a un an.

Selon Barlamane, le groupe ne donne pas de détails précis sur la valeur des marchés marocains ni leur contribution exacte à ces variations. Cette baisse n'a pas empêché Bouygues Construction d'augmenter son chiffre d'affaires semestriel de 2%, à 5,33 milliards d'euros. Ses prises de commandes ont même bondi de 15%, et son carnet de commandes atteint près de 18 milliards d'euros fin juin.

Au niveau du groupe entier, le chiffre d'affaires semestriel a légèrement baissé, à 26,29 milliards d'euros, mais le bénéfice net a grimpé de 287 millions d'euros. Une normalisation après les pics dus aux grands projets au Maroc, qui montre que le royaume reste un marché important pour les groupes français de construction.