Trois femmes viennent d'être condamnées à Salé pour avoir monté un système de prostitution basé sur des annonces sur les réseaux sociaux. L'affaire montre comment la police a utilisé des techniques de cybercriminalité pour remonter jusqu'à elles.
Selon Aujourd'hui le Maroc, la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Salé a condamné récemment trois femmes à huit mois de prison ferme chacune, plus une amende de 1 000 dirhams par personne. Les charges sont nombreuses : avoir aménagé un lieu pour la prostitution, avoir encouragé la débauche, avoir filmé des scènes et diffusé des annonces à caractère sexuel sur les réseaux sociaux, et avoir perçu une partie de l'argent gagné par les femmes qui se prostituaient.
L'affaire a commencé quand des annonces avec des propositions de relations sexuelles tarifées ont circulé à Salé sur les réseaux sociaux. La brigade des mœurs est intervenue après avoir mené des investigations techniques grâce à une unité spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité. Cette unité a réussi à localiser l'appartement où se déroulaient les activités. Lors de la perquisition, trois femmes ont été arrêtées sur place, dont la locataire du logement.
L'enquête a montré que la propriétaire de l'appartement était la principale accusée. Elle filmait les scènes, publiait les annonces sur les réseaux sociaux et attirait des femmes qui se prostituaient pour les filmer et attirer les clients. Les trois femmes ont donc été condamnées pour proxénétisme, incitation à la débauche, et usage de photographies et d'enregistrements diffusés, entre autres chefs d'accusation.




