La confusion est levée : les étudiants classiques ne paieront pas plus, mais ceux qui travaillent et veulent reprendre des études à temps partiel devront s'acquitter de frais d'inscription.

Une vive polémique a agité les campus marocains ces derniers jours autour de nouveaux montants exigés pour certaines formations. La conférence des présidents d'université (CPU), l'instance qui regroupe les responsables des établissements d'enseignement supérieur, a finalement mis les choses au clair vendredi 7 août dans un communiqué publié depuis Rabat.

Selon Barlamane, qui a relayé le communiqué, la CPU présidée par Houssine Azeddoug affirme que ces droits d'inscription relèvent des compétences propres des universités. Le fondement juridique ? La loi 59.24 sur l'enseignement supérieur, qui reconnaît aux universités le statut d'établissements publics autonomes sur les plans pédagogique, scientifique et financier.

Le point important à comprendre : ce dispositif ne concerne que la formation « à temps aménagé », c'est-à-dire des cursus adaptés aux personnes qui travaillent déjà — fonctionnaires, salariés, professionnels — et qui souhaitent reprendre des études. La CPU précise que ces frais correspondent à une « bonne pratique internationale » et qu'ils permettent de concrétiser le principe de la formation tout au long de la vie.

La conférence insiste lourdement sur un point : la gratuité des formations à horaires ordinaires (le cursus classique des étudiants à temps plein) reste totalement en vigueur. Aucune modification n'y a été apportée. Au contraire, pour le cycle master, les droits d'inscription auraient même été réduits afin de faciliter la poursuite d'études des fonctionnaires et salariés.

Concernant le doctorat, un régime distinct s'applique. La CPU justifie les montants demandés par la mobilisation des enseignants-chercheurs, des laboratoires et des équipements universitaires. La législation prévoit que 40 % des recettes du doctorat soient affectés à la gestion et 60 % à la recherche scientifique.