Et si un simple test sanguin pouvait révéler la maladie d'Alzheimer des années avant les premiers symptômes ? C'est ce que suggère une étude menée par une équipe de l'Université de New York, co-dirigée par un chercheur marocain.

Pour quelqu'un qui n'est pas familier avec la recherche médicale, cette nouvelle peut sembler technique, mais elle est potentiellement énorme. Aujourd'hui, Alzheimer se diagnostique souvent tard, quand les pertes de mémoire et les troubles cognitifs sont déjà visibles. À ce stade, il est difficile d'agir.

Ce que cette équipe a découvert, c'est que des protéines présentes dans le sang pourraient servir de signaux d'alerte. En les analysant, on pourrait repérer les tout premiers changements liés à la maladie, bien avant que la démence ne s'installe. Concrètement, cela pourrait permettre d'identifier les personnes à risque et d'intervenir plus tôt, peut-être pour ralentir la progression de la maladie.

Selon les informations rapportées par Challenge, qui a relayé l'étude, les chercheurs ont testé leur approche sur trois groupes de personnes : celles sans troubles de la mémoire, celles qui ressentent des difficultés sans que les tests ne les détectent, et celles avec une déficience cognitive plus marquée.

Les résultats sont encourageants. Cette méthode permettrait de détecter les premiers signes de la maladie huit à dix ans avant l'apparition des symptômes majeurs. Une période où les lésions cérébrales commencent à se former, mais restent invisibles avec les outils de diagnostic classiques.

Ce travail, mené par une équipe dont fait partie un professeur marocain, marque une étape vers une médecine plus préventive. Mais il faut rester prudent : ces résultats sont issus d'une étude, et d'autres recherches seront nécessaires avant qu'un tel test ne soit disponible en routine.