Ce nouveau programme de recherche devrait fusionner technologie de pointe et savoir-faire traditionnel pour rendre les maisons de montagne plus sûres face aux séismes.
Le projet, piloté par l'agence de coopération japonaise (JICA), vient de franchir un cap important : la préparation des équipements nécessaires à son lancement. Il s'attaque à un problème majeur : la vulnérabilité des habitations de faible hauteur dans les zones montagneuses, un enjeu qui avait été cruellement mis en lumière lors du séisme de septembre 2023.
Concrètement, ce programme est mené sous l'égide d'un cadre de partenariat scientifique appelé SATREPS, explique Barlamane. Il combine plusieurs approches : l'intelligence artificielle, des techniques conçues pour résister aux secousses, mais aussi des matériaux disponibles sur place. L'objectif n'est pas de construire quoi que ce soit, mais d'établir des méthodes pour évaluer la résistance des bâtiments existants et développer de nouvelles techniques de construction.
L'aspect le plus original réside dans l'importance donnée aux approches sociales et à la participation communautaire. Plutôt que d'imposer des solutions techniques, le projet veut intégrer les habitants et s'adapter aux territoires concernés. C'est une reconnaissance que la vulnérabilité ne vient pas seulement des matériaux, mais aussi des pratiques et des connaissances locales.
Le choix du Japon, pays très exposé aux séismes, est parlant. La JICA considère la réduction du risque sismique comme un sujet prioritaire pour le Maroc, pays situé à la jonction de deux plaques tectoniques. Cette nouvelle étape de préparation montre que le projet avance, même si les travaux de recherche à proprement parler restent à venir.




