Ce jeudi 6 août, un élu local marocain a été arrêté après avoir provoqué un accident de la route et quitté les lieux sans s'arrêter. Le président du conseil communal de Benslimane est depuis en garde à vue, dans l'attente de décisions judiciaires.

L'affaire s'est déroulée tôt le matin, vers 4 heures, sur une route régionale reliant deux villes proches de Casablanca. Selon les informations recueillies par Barlamane, Abdelfattah Zerdi, élu sous l'étiquette du RNI (parti de la majorité), conduisait un véhicule de la commune quand il a percuté un cyclomoteur et une voiture déjà immobilisés après un premier accrochage. Il aurait ensuite poursuivi sa route sans s'arrêter, heurtant un second véhicule.

Quatre personnes ont été légèrement blessées : les deux occupants du cyclomoteur et deux personnes dans la voiture. Elles ont été transportées à l'hôpital de Mohammedia. Le conducteur fautif, lui, a été intercepté peu après par une patrouille de gendarmerie. Les sources décrivent son état d'ébriété comme "très avancé".

Ce qui rend cette affaire notable, c'est le statut de l'homme impliqué : président d'un conseil communal, donc un élu chargé de gérer une collectivité locale. Son arrestation pour délit de fuite et conduite en état d'ivresse pourrait avoir des conséquences politiques, mais l'enquête devra d'abord établir les faits. Pour l'instant, il est placé en garde à vue sur ordre du parquet, ce qui signifie qu'il est entendu par les enquêteurs avant une éventuelle présentation à la justice.

Ce genre de situation interpelle sur la responsabilité des élus, mais aussi sur la sécurité routière : un conducteur alcoolisé qui prend la fuite après un accident met en danger les autres usagers. La suite dépendra des investigations et de la décision du tribunal.