Quand on monte dans un autocar, on n'imagine pas toujours que le passager assis à côté peut transporter de quoi inonder une ville de stupéfiants. C'est pourtant ce qui s'est passé à Essaouira.
Vendredi 14 août, une femme de 41 ans est arrivée à Essaouira par un bus de voyageurs. Les policiers l'attendaient. En la fouillant, ils ont découvert un véritable arsenal de drogues : 3 690 comprimés d'ecstasy, 11 kilogrammes de résine de cannabis et 120 grammes de cocaïne. Ces quantités dépassent largement la simple consommation personnelle, ce qui a orienté l'enquête vers un trafic organisé.
Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui a communiqué sur cette affaire, l'interpellation de cette femme n'était que le début d'une opération plus large. Les enquêteurs ont ensuite identifié un deuxième suspect, un homme de 23 ans, soupçonné d'avoir participé au même trafic. Arrêté à son tour à Essaouira, il avait sur lui une somme d'argent que les policiers pensent provenir de la vente de drogues, bien que son montant n'ait pas été précisé.
Barlamane rapporte que l'enquête est menée par le service préfectoral de la police judiciaire de Marrakech, avec l'aide de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le service de renseignement intérieur marocain. Cette coopération entre services suggère que l'affaire est prise au sérieux au plus haut niveau.
Les deux suspects ont été placés en garde à vue et sont à la disposition de la justice. Le parquet compétent supervise l'enquête, qui doit déterminer les rôles exacts de chacun, retrouver d'éventuels complices et remonter les circuits d'approvisionnement et de distribution. À ce stade, la DGSN n'a pas indiqué d'autres arrestations.
Cette affaire illustre un mode de transport apparemment banal utilisé pour des trafics à plus grande échelle. L'usage des autocars de transport de voyageurs pour faire circuler des stupéfiants n'est pas nouveau, mais les quantités saisies ici montrent que les réseaux n'hésitent pas à prendre des risques.




