Face à des années sans pluie, le Maroc change sa stratégie de l'eau. Le pays ne veut plus dépendre uniquement des précipitations et développe plusieurs solutions en parallèle.
Le constat est simple : la sécheresse s'installe dans la durée. Le Maroc doit s'adapter. Selon Aujourd'hui le Maroc, le Royaume accélère la transformation de sa politique de l'eau. Il ne s'agit plus seulement de subir le manque d'eau, mais de mettre en place un système complet pour garantir l'approvisionnement sur le long terme.
Cette nouvelle approche repose sur plusieurs piliers. Le Maroc construit des barrages, il dessale l'eau de mer, il interconnecte ses bassins hydrauliques (c'est-à-dire qu'il relie les régions entre elles pour transférer l'eau là où elle manque) et il réutilise les eaux usées traitées. L'idée : diversifier les sources d'approvisionnement pour ne plus dépendre de la pluie.
Concrètement, cela se traduit par des projets précis. L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) prévoit un budget conséquent pour l'eau potable et vise à augmenter fortement la production d'eau dessalée d'ici 2030. Un projet d'interconnexion entre les bassins de deux fleuves, le Sebou et le Bouregreg, est aussi en cours, pour renforcer la solidarité entre les régions.
Mais la stratégie ne se limite pas à produire plus. Elle cherche aussi à mieux gérer la demande, c'est-à-dire à consommer moins et mieux. La rationalisation de la consommation fait partie intégrante de cette politique. L'objectif final est de renforcer la sécurité hydrique du Maroc, c'est-à-dire sa capacité à avoir de l'eau de façon fiable, même en période de sécheresse.




