La réforme de l'Ordre national des médecins est une étape cruciale dans la modernisation du système de santé marocain. Le projet de loi relatif à l'Ordre national des médecins, adopté à l'unanimité par les députés de la Chambre des représentants, vise à renforcer la gouvernance des professions de santé et à proposer des services de soin de qualité aux citoyens.
L'Ordre national des médecins joue un rôle primordial en tant qu'organe consultatif dans les réflexions relatives aux évolutions du système de santé. Les pouvoirs publics le sollicitent régulièrement pour avoir une opinion avisée sur les projets de règlements, de décrets ou de lois relatifs à la santé. Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a souligné l'importance de cette réforme, qui s'inscrit dans la dynamique de modernisation du système de santé et vise à renforcer la gouvernance des professions de santé.
La réforme prévoit une restructuration du Conseil national, avec une représentativité plus élargie et plus équilibrée. Le nombre de membres du Conseil national passera de 27 à 40, avec six sièges réservés aux femmes médecins et des places réservées aux enseignants-chercheurs, aux médecins des Forces Armées Royales et aux médecins marocains exerçant à l'étranger. Les conseils régionaux seront également réorganisés pour s'aligner sur le découpage régional du Royaume.
Les médecins ont salué la démarche du ministère de la Santé, qui a tenu compte de leurs propositions. La réforme accompagne les grandes transformations en cours dans le secteur de la santé et vise à améliorer la gouvernance du système de santé. Une fois le texte publié au Bulletin officiel, l'Ordre sera tenu d'organiser les élections, conformément à la loi.




