Une enseignante du primaire, divorcée et en quête d'une nouvelle vie, est tombée dans un piège bien rodé : celui d'un homme se faisant passer pour un magistrat, qui lui a promis le mariage avant de lui soutirer de l'argent.
L'histoire, rapportée par Aujourd'hui le Maroc, commence comme une rencontre banale sur les réseaux sociaux. Un homme d'une cinquantaine d'années se présente comme substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance d'Agadir. Un titre sérieux, qui inspire confiance. Il se montre prévenant, sûr de lui, et surtout très convaincant.
Très vite, il laisse entendre à l'enseignante qu'il envisage sérieusement de l'épouser. La confiance s'installe. Mais peu à peu, son discours change. Les promesses de mariage laissent place à des histoires de procès, de dettes et de condamnations. Il raconte qu'il est poursuivi pour une indemnisation de 4 millions de dirhams et qu'il doit payer 650 000 dirhams sous huit jours, faute de quoi il serait suspendu de ses fonctions. Pour appuyer son histoire, il montre sur son téléphone des documents présentés comme des pièces judiciaires officielles. Il affirme même avoir été condamné à quatre mois de prison ferme.
Le piège se referme : après plusieurs demandes, il convainc la victime de contracter un prêt bancaire de 100 000 dirhams à son profit. La femme pense aider son futur mari à sortir d'une mauvaise passe. Mais à peine l'argent encaissé, une nouvelle urgence apparaît. Quelques jours plus tard, il lui envoie un autre document sur WhatsApp, poursuivant son manège. L'article source s'arrête là, sans préciser la suite ni savoir si l'homme a été arrêté.
Cette affaire rappelle les dangers des rencontres en ligne lorsqu'une personne usurpe une fonction officielle pour gagner la confiance. Les victimes sont souvent choisies pour leur vulnérabilité affective, et les escrocs exploitent les codes de la respectabilité (ici, la robe de magistrat) pour mieux manipuler.




