En cas de déversement d'hydrocarbures au large des côtes marocaines, chaque minute compte. C'est pour cela que le Maroc vient de mettre à jour, auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI), les deux numéros d'urgence à contacter pour signaler ce type de pollution.

Concrètement, il s'agit de deux unités basées à Casablanca, qui servent de relais entre les navires en difficulté et les autorités marocaines. Leur rôle : recevoir les alertes, les transmettre et traiter les informations urgentes quand un bateau rejette ou risque de rejeter des substances nocives, comme du pétrole. C'est la direction de la marine marchande qui chapeaute ce dispositif, comme le rapporte Barlamane.

Pourquoi cette mise à jour ? Parce que la réglementation internationale, notamment la convention Marpol qui vise à prévenir la pollution par les navires, exige que chaque pays dispose de points de contact joignables en permanence. Ces coordonnées doivent être inscrites dans les plans d'urgence gardés à bord des navires. Ainsi, si un équipage étranger constate une fuite ou un rejet, il peut prévenir directement l'administration côtière marocaine, même s'il est en pleine mer.

La nouveauté, c'est que l'un des deux contacts est accessible en trois langues : arabe, anglais et français. Une aubaine pour les équipages internationaux qui peuvent alors donner les détails essentiels : la nature du produit, la position du navire, l'étendue du déversement et les mesures déjà prises à bord. L'autre contact, lui, fonctionne en arabe et en français.

Cette actualisation, effectuée entre le 1er mai et le 31 juillet, ne change pas la vie quotidienne des Marocains, mais elle renforce la capacité du pays à réagir vite en cas de catastrophe écologique. Si un point national est injoignable, l'OMI recommande aux commandants de se tourner vers la station radio côtière la plus proche.

Pour en savoir plus sur les détails techniques et les adresses exactes, consultez l'article original de Barlamane.