Les pêcheurs d'Al Hoceima ont sorti moins de poissons de l'eau au premier semestre 2026, mais ils ont vendu leurs prises à des prix parfois plus élevés. Le tableau est contrasté selon les espèces.

D'après les chiffres de l'Office national des pêches (ONP), rapportés par Aujourd'hui le Maroc, les débarquements (c'est-à-dire les quantités de poissons ramenées à quai) ont atteint 1.078 tonnes entre janvier et fin juin 2026, soit 15% de moins que sur la même période l'an dernier.

En contrepartie, la valeur marchande de ces captures a reculé moins vite que les volumes : -16%, pour s'établir à 60,99 millions de dirhams. Cela signifie que, globalement, les prix moyens ont légèrement augmenté, même si cela varie beaucoup selon les poissons. Par exemple, les poissons blancs (comme le merlu ou le pageot) ont vu leurs quantités stagner à 173 tonnes, mais leur valeur a progressé de 9% pour atteindre 7,03 millions de dirhams.

À l'inverse, les céphalopodes (poulpes, seiches, calmars), qui représentent la plus grosse part des volumes débarqués au port (701 tonnes), ont chuté de 18% en quantité et de 21% en valeur, à 42,47 millions de dirhams. Les poissons pélagiques (sardines, maquereaux, anchois) ont également reculé de 27% en volume, à 152 tonnes, et de 18% en valeur (7,98 MDH).

Enfin, bonne surprise : les crustacés (crabes, langoustines...) ont presque doublé leurs débarquements, passant à 52 tonnes (+70%), pour des revenus de 3,51 millions de dirhams (+34%).

Au niveau national, la tendance est aussi à la baisse des volumes : les débarquements de la pêche côtière et artisanale au Maroc ont reculé de 6% à fin juin, à 367.184 tonnes. Mais leur valeur totale a augmenté de 2%, pour dépasser les 4,91 milliards de dirhams.