Chaque année, des centaines de personnes risquent leur vie pour atteindre l'Europe via Sebta. Ce week-end, le bilan d'une de ces tentatives s'est alourdi : 72 morts, selon les autorités espagnoles.

Ce chiffre, communiqué dimanche, ne dit pas tout. On sait que la plupart des victimes se sont noyées en essayant de rejoindre le territoire espagnol à la nage, dans un mouvement massif de migrants. Mais on ignore encore comment ce drame s'est déroulé précisément, et pourquoi il a pris une telle ampleur.

Sebta, c'est cette petite ville espagnole située sur la côte nord du Maroc, à quelques kilomètres seulement du continent européen. Pour beaucoup de migrants, c'est une porte d'entrée vers l'Europe, mais la traversée est extrêmement dangereuse. Les courants sont forts, la mer est froide, et les tentatives se font souvent dans la précipitation, parfois en groupe.

Selon Le Brief, qui a rapporté l'information, les autorités locales espagnoles sont à l'origine de ce nouveau bilan. Elles n'ont pas donné plus de détails sur les circonstances exactes du drame, ni sur le nombre de rescapés ou de disparus.

Ce qui est certain, c'est que cet événement relance une question douloureuse : comment éviter que de telles tragédies se reproduisent à la frontière entre le Maroc et l'Espagne ? Les discussions sur la coopération migratoire entre les deux pays sont régulières, mais les solutions tardent à venir sur le terrain.

Pour les familles des victimes, c'est un deuil impossible à faire. Pour les observateurs, c'est un rappel brutal que la migration ne se résume pas à des chiffres : chaque morte, chaque mort, laisse derrière elle une histoire et des proches.