La frontière de Bab Sebta, entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, se prépare à un week-end sous tension. Des centaines d'agents équipés de casques et de boucliers ont pris position le long du grillage, avant un appel au franchissement collectif lancé pour le samedi 15 août.

Concrètement, que se passe-t-il ? Selon Barlamane, qui a rapporté l'information avec des images prises sur place, les forces auxiliaires et la gendarmerie royale ont établi des cordons antiémeutes le long de la clôture du poste-frontière de Bab Sebta, à Fnideq. Des gendarmes en tenue de combat, des policiers en civil avec gilets pare-balles, des pompiers et des ambulances sont déjà sur place.

Ce déploiement répond à un plan préventif fixé par les autorités de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Il ne concerne pas seulement le poste-frontière : la surveillance couvre aussi le littoral, la forêt de Belyounech et les routes reliant Fnideq à M'diq et à Ksar Sghir. Des barrières métalliques ont été installées en bord de mer pour empêcher les départs à la nage.

Pourquoi cette mobilisation ? Parce qu'un appel a été lancé pour un franchissement collectif vers Ceuta le 15 août. Ce n'est pas la première fois : selon Barlamane, un épisode similaire a eu lieu les 30 et 31 juillet, avec des bilans très différents selon les sources. Les autorités espagnoles parlent de dizaines de milliers d'entrées en deux jours, puis d'un retour massif : le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a évoqué environ 25 000 personnes revenues et 41 morts recensés dans les traversées. L'organisation non gouvernementale Caminando Fronteras avance, elle, un décompte provisoire de 141 décès. Les autorités marocaines, de leur côté, disent avoir empêché plus de 1 500 tentatives de départ et mobilisé plus de 850 agents.

Du côté espagnol, l'Association unifiée des militaires espagnols (AUME) a demandé que les unités militaires stationnées à Ceuta disposent de plus de moyens pour agir en cas de nouveau passage massif. Elle a saisi le ministère espagnol de la défense pour renforcer le commandement général de la ville.

Ce que ça change pour le lecteur : ce week-end, la zone frontalière de Fnideq sera très surveillée, et les autorités marocaines et espagnoles s'attendent à de nouvelles tentatives de passage. L'enjeu est sécuritaire et humanitaire, avec des bilans qui restent très disputés selon les sources.

Pour plus de détails, consultez l'article original de Barlamane.