L'ouverture du capital à des fonds d'investissement est une Stratégie gagnante pour les entreprises marocaines qui souhaitent accélérer leur croissance et renforcer leur crédibilité. C'est en tout cas l'avis de Moncef Belkhayat, pionnier du recours au private equity au Maroc. Il a fait de l'ouverture du capital un levier stratégique pour son groupe, H&S Invest Holding, qui a réalisé quinze opérations de capital-investissement en vingt ans.
Les fonds d'investissement apportent bien plus que des capitaux, explique Moncef Belkhayat. Ils renforcent la crédibilité des entreprises, professionnalisent leur gestion et constituent un atout décisif pour faire émerger les futurs champions marocains. L'entrepreneur souligne que l'ouverture du capital à des fonds d'investissement ne signifie pas une perte de contrôle, mais plutôt un partage de l'ambition de croissance et une discipline dans la gestion.
En vingt ans, H&S Invest Holding a ainsi réalisé quinze opérations de private equity, ce qui a permis de structurer sa gouvernance, de renforcer ses standards de performance et de structurer sa croissance. Les fonds ont également apporté un regard externe exigeant, des réseaux internationaux et une culture de création de valeur qui améliore la qualité des décisions.
Moncef Belkhayat estime que les entreprises marocaines peuvent devenir des champions régionaux sans recourir au private equity, mais cela sera plus lent et souvent plus risqué. Le private equity permet d'accélérer les investissements, les acquisitions et l'internationalisation, et constitue aujourd'hui un avantage compétitif majeur.
Enfin, l'entrepreneur souligne que les principales réticences des entreprises familiales marocaines à ouvrir leur capital sont culturelles. Beaucoup confondent encore propriété et management, mais l'ouverture du capital ne signifie pas perdre son identité, mais plutôt gagner en crédibilité et en compétitivité.




