Des policiers marocains bientôt formés à interroger des suspects… virtuels. L'ONU lance un appel d'offres pour installer au Maroc un simulateur d'entretiens antiterroristes, propulsé par intelligence artificielle et réalité virtuelle.
Voici ce qu'il faut comprendre : au lieu de s'entraîner avec de vrais acteurs, les enquêteurs pourront dialoguer avec des personnages numériques, qui simulent des échanges réalistes et reproduisent les exigences humaines, discursives et psychologiques d'un interrogatoire.
Cette initiative vient du Bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme (UNOCT), qui forme des professionnels des forces de l'ordre. Selon Barlamane, qui a relayé l'avis officiel, l'ONU a ouvert la procédure d'acquisition le 7 août, et les entreprises intéressées ont jusqu'au 4 septembre pour se manifester.
Concrètement, la plateforme devra être accessible depuis un navigateur internet ou via des casques de réalité virtuelle, comme l'exige le cahier des charges. Les stagiaires pourront dialoguer avec des personnages virtuels dans des scénarios réalistes, et les formateurs pourront composer leurs propres exercices, ajuster les paramètres et évaluer les progrès grâce à des outils d'analyse intégrés.
Mais attention : peu de détails concrets sont connus. L'avis de l'ONU ne précise pas quelle administration marocaine utilisera cette plateforme, ni le nombre de bénéficiaires, ni la valeur du contrat. On sait seulement que le Maroc est désigné comme pays bénéficiaire de cette commande, enregistrée sous la référence EOIUNPD24611, qui concerne des logiciels, des applications et des services informatiques.
En clair, c'est une étape symbolique : elle confirme le rôle du royaume dans les programmes antiterroristes de l'ONU, mais on ignore encore qui, au sein des forces de sécurité marocaines, mettra la main sur ce simulateur et pour quel usage précis.




