Le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) a mis en avant le Maroc comme un exemple à suivre en matière de financement mixte pour les chaînes agroalimentaires. Avec un programme doté de 1,2 milliard de dollars, le pays ambitionne de renforcer sa sécurité sanitaire et phytosanitaire, tout en améliorant la compétitivité de ses entreprises agricoles.
Le dispositif prévoit une contribution publique de 400 millions de dollars et des apports privés attendus à hauteur de 800 millions de dollars. Ces fonds seront notamment utilisés pour l’achat d’équipements modernes, l’adoption de technologies agricoles innovantes et la création de plateformes de traçabilité et de certification.
Le rapport du STDF met également en avant le programme Génération Green, cofinancé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, qui vise à associer ressources budgétaires, prêts concessionnels et investissements privés. Les composantes sanitaires et phytosanitaires du programme incluent la numérisation des certificats phytosanitaires, l’amélioration des laboratoires nationaux de sécurité sanitaire des aliments et la création de marchés de gros dotés de moyens logistiques et de systèmes de contrôle de la qualité.
Le financement mixte, une solution pour les défis sanitaires. Selon le STDF, les investissements sanitaires et phytosanitaires peuvent recevoir plusieurs formes de financement, dès lors que leurs fonctions sont clairement séparées. L’État conserve la charge des inspections officielles, de la surveillance des maladies et des contrôles aux frontières, tandis que les entreprises peuvent prendre en charge les entrepôts frigorifiques, les stations de conditionnement et les outils numériques.




