Le Maroc est appelé à jouer un rôle clé dans la stratégie régionale que la Banque africaine de développement (BAD) prépare pour l’Afrique du Nord sur la période 2027-2033. Cette décision a été prise après une mission de consultation menée à Rabat et à Casablanca, qui a mis en avant les atouts du royaume en tant que carrefour industriel, logistique et financier entre l’Afrique du Nord, le Sahel, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
Les échanges ont permis de consacrer le Maroc comme un acteur majeur dans la région, grâce à ses infrastructures, son ouverture commerciale et la vigueur de ses entreprises. La délégation de la BAD, conduite par Mohamed El Azizi, directeur général pour l’Afrique du Nord, a rencontré des représentants du gouvernement marocain, des dirigeants d’entreprise et plusieurs institutions régionales, dont le secrétariat général de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Les discussions ont porté sur les priorités, les obstacles et les possibilités qu’offre l’intégration régionale, avec une attention particulière pour les corridors économiques, la structuration des chaînes de valeur et la contribution des entreprises privées. Les participants ont retenu plusieurs branches susceptibles de former l’ossature de coopérations transfrontalières, parmi lesquelles l’agro-industrie, l’automobile, l’aéronautique, le textile, l’industrie pharmaceutique, les mines et les énergies propres.
La qualité des infrastructures marocaines et leur degré de connexion constituent des instruments essentiels pour accroître les échanges, orienter les investissements et accompagner la transformation économique du continent. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) fournit à cette architecture un cadre juridique et commercial propre à réduire les cloisonnements entre marchés nationaux.
La BAD entend privilégier les projets qui répondent directement aux besoins des économies africaines et des entreprises, plutôt que les constructions institutionnelles dépourvues de traduction matérielle. Les bailleurs et institutions qui ont pris part aux échanges ont plaidé pour une méthode fondée sur des résultats concrets et des financements ciblés.




