Le géant énergétique espagnol Cox envisage d'étendre ses activités au Maroc, notamment en participant à la future station de dessalement de Tanger, qui devrait produire 150 millions de mètres cubes d'eau par an. Cette station est considérée comme l'un des principaux ouvrages hydriques en Afrique du Nord.

L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a choisi un partenariat public-privé pour financer, construire et exploiter l'infrastructure. La procédure de sélection d'un conseiller chargé de l'assistance technique, financière et juridique a été lancée en avril, afin d'accélérer le lancement des travaux, qui devraient être achevés entre la fin de 2028 et 2029.

Cox a déjà une présence au Maroc, notamment à Agadir, où il a signé un accord avec le ministère de l'agriculture pour ajouter 125 000 m³ par jour au volume installé de la station d'Agadir. Le groupe prévoit également d'édifier un parc éolien de plus de 150 MW, représentant 250 millions d'euros d'investissements entre 2025 et 2027.

Le portefeuille de Cox comprend cinq actifs hydriques qui dépassent 945 000 m³ par jour, ainsi que sept projets de production d'énergie en service et trois concessions de lignes de transport électrique. Cette présence lui permet de viser la future station de Tanger, qui correspond à trois domaines déjà présents dans son portefeuille marocain : le traitement de l'eau, la production électrique et les réseaux de transport.