Le Maroc est en train de repenser son modèle de protection sociale, avec des enjeux considérables pour l'avenir du pays. Les chiffres sont éloquents : quatre millions de foyers bénéficiaires et des dizaines de milliards de dirhams engagés. Cela représente une évolution significative de l'État social marocain, qui a considérablement évolué ces dernières années.
L'expertise de Mohamed Abdi, spécialiste des politiques publiques, permet de mieux comprendre les forces et les faiblesses de ce système. Il ressort que le pays a longtemps privilégié la construction d'infrastructures, la modernisation des territoires et la création d'emplois, laissant en arrière-plan la question de la protection sociale.
Aujourd'hui, le Maroc est confronté à des défis tels que la pauvreté, les inégalités sociales et la précarité. Le mouachir, un programme d'aide directe, est l'un des outils utilisés pour lutter contre ces problèmes. Cependant, il est crucial de réfléchir à une approche plus globale et durable, qui pourrait aboutir à la mise en place d'un revenu minimum de dignité.
Cette question fondamentale nécessite un débat approfondi et une volonté politique forte pour aboutir à des réformes structurelles. Le Maroc doit trouver un équilibre entre la nécessité de soutenir les populations vulnérables et la nécessité de maintenir une économie compétitive. Les choix faits aujourd'hui détermineront l'avenir du pays et la qualité de vie de ses citoyens.




